Poesie enfant
  · Poesie africaine (10)
· Poesie amitie (40)
· Poesie amoureuse (36)
· Poesie animal (21)
· Poesie anniversaire (11)
· Poesie arabe (19)
· Poesie carnaval (5)
· Poesie chinoise (78)
· Poésie d'amour (449)
· Poesie de noel (66)
· Poesie ecole (8)
· Poesie engagee (25)
· Poesie francaise (39)
· Poesie galette des rois (9)
· Poesie halloween (75)
· Poesie hiver (34)
· Poesie Jacques Prevert (34)
· Poesie la nouvelle annee (12)
· Poesie lyrique (43)
· Poesie Maurice careme (35)
· Poesie mort (72)
· Poesie moyen age (52)
· Poesie Paques (20)
· Poesie pour enfant (12)
· Poesie Saint Valentin (26)
· Poesie sur la guerre (8)
· Poesie Victor Hugo (53)
 
Super !
 

Envoyez votre poesie

13000 coloriages.biz

Diddl

Labyrinthes

.Testez le QI de votre enfant

.Poeme amour

.Yugioh

.Economisez

.Club bourse

.Comment arreter de fumer

.Club soutien scolaire

.Modelisme

.Voiture de sport

.Network anime

.Bleach source

.Test amour

.Cadeau gratuit

.Credit emprunt

.Jeux et casino

.Idées décoration

.Recettes régimes

.Voyages pas chers

.Casse voiture

.Avocat gratuit

.Sos immobilier

.Club retraite

.Bordeaux

.Bocachica

.Club massage

.Faux diplome

 
Idylle

Format imprimable  Format imprimable      Envoyer à un ami  Envoyer à un ami






            [NÉÈRE, MYRRHA.]

                       [Néère.]
     Le soir est tiède et pur, le vent pleure. O Myrrha,
     Notre jeune Iollas, qui souvent t'admira,
     Va venir près de nous, sous l'arbre qui soupire,
     Dénouer nos cheveux et caresser la lyre.

                       [Myrrha.]
    Néère, c'est pour toi qu'il éveille, en songeant,
     La douce lyre, auprès de ce ruisseau d'argent.
     Comme toi, dans mes yeux, ô Néère! que n'ai-je
     Ce trait qui brûle un coeur endormi sous la neige!

                       [Néère.]
     Sa main silencieuse aime tes cheveux bruns,
   D'où ses doigts pour longtemps s'en vont pleins de parfums.

                       [Myrrha.]
     Les tiens, jouet charmant de la brise qui vole,
     Sont lisses et dorés comme un flot du Pactole.

                       [Néère.]
     Tes pieds charment la lèvre, et montrent au hasard
     Leurs ongles transparents arrondis avec art.

                       [Myrrha.]
   Ta gorge est comme un marbre, et la lumière arrose
     Sur ses fermes contours deux frais boutons de rose.

                       [Néère.]
     Que n'es-tu beau comme elle, ô bel enfant? Hélas!
     J'irais en suppliante adorer Iollas!

                       [Myrrha.]
     Iollas! pour un jour sois semblable à Néère,
   Et je n'aurai pour toi nulle froideur amère.

                       [Néère.]
     La bouche des Zéphyrs aux souffles embaumés
     S'enivre en s'égarant sous tes bras parfumés.

                       [Myrrha.]
     Quelle autre ivresse attend les deux lèvres choisies
     Qui, goûtant de ton cou les blanches ambroisies
   Et buvant à longs traits les flammes que j'y sens,
     Y feront circuler des frissons rougissants!

                       [Néère.]
     Vois comme l'onde est calme, et comme la Naïade,
     Dont la molle fraîcheur invite et persuade,
     Semble tourner vers nous l'azur de ses yeux bleus.

                       [Myrrha.]
   Dans ses bras palpitants descendons toutes deux.
     Confions notre tête à son bruit qui fascine,
     Et notre épaule blonde à sa douce poitrine.

                       [Néère.]
     Goûtons auparavant ce doux vin. Pour nos jeux
     La grappe y mit la force et l'emplit de ses feux.

                       [Myrrha.]
   Oui, mais la coupe d'or est froide à qui la touche.
     Quel or vaut, ô ma soeur, les roses de ta bouche!

                       [Néère.]
     Tenons-nous par la main. Ah! ce flot est glacé!
     Entoure bien mon cou de ton bras enlacé.

                       [Myrrha.]
     Comme l'eau, soeur du ciel, qui flottait indécise,
   Me presse avec amour! Je suis toute surprise.

                       [Néère.]
     Chacune bien serrée avec deux bras tremblants,
     O Myrrha! nous voguons comme deux cygnes blancs,
     Et sur nos fronts jumeaux aux poses familières
     Se mêlent toutes deux nos guirlandes de lierres.

                     [Myrrha.]
   Le flot rasséréné, qui court sans se lasser,
     M'enivre, et je ne sais, me sentant caresser
     Voluptueusement dans cette paix profonde,
     Si c'est ta chair polie, ou le zéphyr, ou l'onde!

                       [Néère.]
     Iollas va venir de ses doigts enjoués
   Tresser en folâtrant nos cheveux dénoués.





A visiter : Test d'amour piège ! - Images-droles.com - Videos-droles.com - 13000 coloriages - Coloriage magique d'enfant - Club-Regime.com - Yugioh - Sirpriz.com recois des cadeaux ! - Economisez







Les poesies sont la propriété de leurs auteurs. Contact